L'époque carthaginoise et romaine :

La vigne existe à l'état de plante sauvage en Afrique du Nord et ce depuis la glaciation du quaternaire, époque où elle venait s'y réfugier. Cette forme sauvage sévit encore dans les forêts et maquis du nord de la Tunisie.

Mais la culture de la vigne en Tunisie remonte à plusieurs siècles avant J.C. Hérodote disait que les « vignes et oliviers abondaient dans les îles de Kerkenah (centre sud tunisien), les vignes y prospèrent encore ».

Magon, l'agronome carthaginois, fut le premier à avoir détaillé dans son traité de l'Agriculture la pratique de la viticulture. Les différents et successifs envahisseurs de la Tunisie y trouvèrent un climat clément. L'hiver est relativement doux, le reste de l'année est chaud et ensoleillé. Tout ceci est donc propice pour des cultures telles que la vigne.

La culture de la vigne prospéra pendant l'époque carthaginoise et romaine. La riche collection de mosaïques et de fresques notamment du Musée du Bardo à Tunis en illustre la véracité et permet d'attester l'habilité de ces anciens agriculteurs, et de montrer leur amour de la vigne et du vin.

L'époque musulmane :

Pendant l'installation des arabes et des ottomans, la culture de la vigne de raisin de cuve connaît un fléchissement au profit du raisin de table. En effet, des rares spécimens de ces variétés orientales existes encore (Rezegui, Chaouch).

Le vignoble musulman n'occupait en 1880 qu'environ 1000 ha, dont 95% étaient cultivés en cépages de table et une cinquantaine d'hectare en vigne de cuve appartenant déjà à des sociétés françaises.